Il n’est pas rare de se retrouver dans la situation agaçante et de ressentir de l’indifférence, de l’envie ou même du mécontentement, si vous percevez le bien-être et la réussite d’une autre personne. Il est souvent difficile de se réjouir du bonheur des autres, malgré l’amour que l’on ressent, et cela peut indiquer la présence d’un trouble psychologique sous-jacent. En extrapolant à partir de la littérature scientifique spécialisée, le problème le plus courant dans ces cas est la dépression.

Dans cet article, vous trouverez quelques stratégies liées à l’incapacité de se réjouir du bonheur des autres et aussi comment essayer de traiter ce problème afin de réussir, sans envie ou autres sentiments négatifs, à faire sien le bonheur des autres.

Pourquoi est-il parfois difficile de se réjouir du bonheur des autres ?

Peut-être avons-nous perçu, soit personnellement, soit par des commentaires extérieurs, que chaque fois qu’un être cher apporte une bonne nouvelle sur sa vie (une promotion, le mariage d’un fils ou d’une fille, un prix) nous ressentons une émotion négative immédiate et irrépressible. Parfois, peut-être, nous avons aussi vu ce scénario dessiné dans l’état émotionnel d’autres personnes. Une émotion qui peut être diluée dans un mélange de sentiments de rejet, d’envie, de colère, d’injustice, de désir du mal d’autrui. En fin de compte, alors que les autres attendent de nous que nous partagions et fassions nôtre leur joie, un blocage viscéral et incontrôlable nous empêche, pendant les premières fractions de seconde, de manifester un sentiment de joie spontanée et sincère.

Il est tout aussi probable que cette réaction n’a pas toujours été présente en nous, avec plus ou moins d’intensité. Il faut donc s’arrêter et penser que, peut-être, il y a quelque chose en nous qui nous empêche de nous aligner émotionnellement sur le bonheur des autres, la philosophie populaire est sage : comment une personne qui n’a pas trouvé son bonheur depuis longtemps peut-elle être heureuse pour les autres ?

D’un point de vue général, cette tendance à être réticent à se montrer à l’égard du bien-être émotionnel des autres pourrait être cataloguée comme un comportement social dysfonctionnel. C’est précisément dans les expériences dépressives que la tendance à réagir négativement aux interactions sociales a été étudiée et peut être vue plus clairement ; les symptômes dépressifs sont cependant souvent liés à une mauvaise qualité des relations personnelles. Un mauvais état d’esprit est aussi souvent associé à l’érosion de la conception de soi. Un appauvrissement de la vision de l’ego qui affecte fréquemment même son voisin le plus proche : l’estime de soi.

En ce sens, nous nous trouvons en présence d’un curieux phénomène. Une atteinte grave à notre image de soi nous rend plus enclins à mettre en évidence chez les autres ce qu’ils possèdent, ou ce que nous croyons qu’ils possèdent, dans une plus grande mesure ou cohérence. Et le surdimensionnement de leurs attributs provoque, bien sûr, un sentiment d’aversion et une attitude négative dans toutes ces circonstances et des qualités positives qui impliquent de s’en souvenir et de les valider. D’autre part, l’hostilité tacite, observable chez les personnes présentant les caractéristiques typiques d’une personnalité passive-agressive, est liée à l’envie. Ce serait ce sentiment qui servirait de médiateur entre un état psycho-affectif fissuré et la tendance à valoriser en négatif ce que les autres possèdent en positif.

Une envie isolée n’est cependant pas le symptôme d’une maladie. Un professeur à l’université du Kentucky et spécialiste de l’étude du phénomène de l’envie, souligne qu’une partie de notre survie est basée sur l’envie : nous utilisons la comparaison comme unité de mesure de notre statut et comme moteur d’amélioration personnelle. Si le fait d’apprendre à connaître le bonheur des autres produit un malaise trop intense ou interfère négativement avec notre vie, alors oui, nous pouvons parler d’un problème. Une difficulté qui nécessitera une solution, ce qui implique les stratégies suivantes.

Que faire pour profiter du bonheur des autres ?

Nous devons empêcher la négativité de prendre racine et de se transformer en personnes amères, incapables de développer un bonheur empathique, plus la vie est heureuse, mieux c’est. Parmi les mesures les plus efficaces à prendre pour réaliser ce changement de paradigme, nous trouvons :

  • Soyez reconnaissants de ce que vous avez. Essayez de vous focaliser sur ces choses de votre existence qui vous font vous sentir bien et changez votre perspective mentale.
  • Votre valeur ne vient pas d’éléments externes. En d’autres termes, elle dépend de ce que vous êtes et non de ce que vous possédez. Vos richesses se trouvent dans votre potentiel et dans ce que vous renfermez en vous.
  • Essayez de trouver de l’inspiration, et non de la démotivation, dans la réussite des autres. Les triomphes des autres peuvent être considérés comme la démonstration de ce que nous pouvons nous-mêmes réussir. Par ailleurs, ils peuvent nous servir de guide pour atteindre d’importants objectifs.
  • Prenez conscience du fait que, dans le monde, il y a suffisamment de place pour le bonheur de tous. Pour le vôtre aussi. Le fait que les autres réussissent, possèdent de grands biens matériels ou aient des traits personnels dignes d’envie ne vous empêchera pas d’être heureux. Le monde est grand : il peut abriter des millions de personnes qui triomphent continuellement.
  • Faites confiance au futur et dites-vous que vous réussirez à trouver un endroit où vous serez heureux. Vous n’êtes pas complètement à la merci du hasard. Travailler sur vous-même aboutira à des résultats, et cette pensée doit vous motiver.

Pourquoi laisser des sentiments négatifs nous envahir alors que le monde va bien avec les personnes que nous aimons ? Nous ne perdons pas de temps à regarder les autres, à les affronter et à nous priver de valeur, notre bonheur et notre fortune sont dans la dernière ligne droite, il suffit de le savoir et de se battre pour eux.