La connaissance de soi est la capacité à s’écouter soi-même, à connaître ses peurs, ses angoisses et ses potentialités. La personne que vous rencontrez n’est pas facilement effrayée par des situations inhabituelles et sait comment gérer la diversité. La connaissance de soi est le savoir qu’une personne acquiert sur elle-même, en termes psychologiques ou spirituels, au cours de sa vie à l’occasion de ses expériences. La connaissance de soi-même est un ordre particulier de connaissance dans la mesure où, à son foyer même, le sujet connaissant et l’objet à connaître sont confondus, il est « juge et partie ». Cette difficulté centrale rend impérative une recherche exigeante de l’objectivité si cette connaissance doit être de quelque conséquence. La connaissance de soi sollicite la rectitude de la pensée, l’esprit critique et une certaine considération pour le « regard » extérieur des autres. Par sa nature subjective, elle sollicite pour se consolider les exigences méta-cognitives et en retour, le gain de lucidité sur les caractéristiques personnelles rend possible un savoir plus consistant. Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles les entreprises cherchent à embaucher des personnes sûres d’elles, avec une connaissance de soi développée.

Ce que permet la connaissance de soi

La connaissance de soi est la prise de conscience par l’individu de lui-même. Sans se connaître, les gens vivent dans l’ignorance de leurs potentialités et laissent passer de grandes opportunités par peur ou par manque de confiance en leurs capacités. Outre le développement des connaissances personnelles, il y a aussi la recherche de l’auto-éducation et de l’acceptation de soi. C’est possible grâce à l’exercice de la connaissance de soi :

– Reconnaître leurs objectifs de vie, être capable de se battre pour qu’ils soient réalisés.

– Pour connaître sa valeur réelle, en diminuant la peur d’être incapable.

– Être libre d’être qui vous êtes vraiment, sans avoir besoin de prétendre ou d’omettre quoi que ce soit.

– Pour diminuer les attentes envers les autres, en réduisant également la possibilité de frustrations.

– Être ouvert à la connaissance, sans avoir besoin de juger. 

Les bienfaits de la connaissance de soi 

Après tout, on vit avec soi-même depuis suffisamment longtemps pour savoir quels sont les petits travers, les secrets inavouables, les réactions probables face à certaines situations, les opinions, les idées, les goûts, les principes, les croyances, les valeurs. Seulement, cette connaissance reste parfois superficielle ou manque de lucidité. On agit sans avoir pleinement conscience de ce qui motive, de la part du conditionnment et du libre arbitre dans les comportements et les décisions. Quand un coach ou tout autre personne disposant de questions chiantes dans sa musette interroge sur le sujet, on peut avoir du mal à mettre des mots dessus. On va prendre un exemple assez banal pour être générique, du type “je me connais, s’il me fait une remarque désobligeante, je vais m’énerver.” Celui qui tient ce discours peut-il expliquer quels rouages fonctionnent alors? Connaît-il les mécanismes qui se mettent en route dans les coulisses de sa personnalité pour parvenir au résultat qu’il décrit ? Pas toujours. Parce qu’au fond, on s’intéresse davantage aux résultats, qu’on étend souvent à la globalité de l’identité, par généralisation abusive. Ainsi celui qui dit “je suis timide”, comme on dit “je suis alcoolique”, a-t-il conscience des situations précises dans lesquelles il se sent intimidé ? Comment cette timidité s’exprime-t-elle ? Est-elle identifiable par tous ou subjective? Parmi les caractéristiques qu’on se reconnaît, on refuse tellement celles qu’on n’aime pas qu’on les remit vite fait au fond du placard à balais et que leurs détails restent vagues et flous. De même, on peut avoir du mal à accepter nos qualités et les remiser de la même manière. Il s’en suit un écart parfois proche de l’abime béante entre ce qu’on est réellement avec des fragilités, des idées et des valeurs et des actions et propos. On finit par se mentir à soi-mêmes. L’image qu’on donne est alors déformée et ce qu’on reçoit en retour correspondant à cette image. On se jette dans la gueule du loup de la frustration, car personne ne comprend.


Du bénéfice de la connaissance de soi

Bien se connaître, c’est découvrir a place dans les groupes auxquels on appartient, ce qui motive, détermine et conditionne les actions, les choix comme les états d’esprits, les mécanismes internes, les modes de fonctionnement, et les accepter. Les accepter ne signifie pas s’y résigner à contre cœur, car on peut modifier les croyances et les comportements, mais admettre qu’ils sont une réalité explicable, qu’ils répondent à des besoins et par là même développer de l’indulgence vis à vis de soi-mêmes. Au final, partir à la découverte de soi présente bien des avantages: 

– Agir en cohérence avec ses valeurs
– Augmenter l’acceptation de soi
– Reconnaître et être à l’aise avec des défauts et ses limites
– Reconnaître sa valeur, ses idées, ses aspirations
– Développer l’authenticité: quand on s’accepte, il n’y a rien à cacher, et ce qu’on reçoit correspond à ce qu’on est et donc à des besoins. Tout d’un coup, on est compris.
– Augmenter le charme et la séduction, ceux qui ont trouvé l’équilibre entre humilité et reconnaissance de soi-même n’ayant plus rien à prouver, ils en deviennent plus complets et plus attirants. 
– Développer l’authenticité pour les raisons évoquées ci-dessus, et avec les mêmes conséquences.
– Développer la confiance en soi et en les autres.
– Augmenter la faculté à éviter, reconnaître et sortir des relations de pouvoir et par là même améliorer les relations.
– Prendre des décisions, faire des choix pertinents et congruents
– Découvrir l’étendue de son potentiel et l’exploiter
– Découvrir sa vocation, donner du sens à sa vie et aux expériences vécues.
Bref, aller explorer les recoins de l’âme, c’est entamer une salutaire réconciliation avec une personne formidable : soi-même. 

Qu’est-ce qu’une intelligence émotionnelle ? 

La definition de l’ « Intelligence Emotionnelle » peut sembler surprenante car le concept mêle deux notions que l’on a habituellement coutume d’opposer.
On y trouve d’un côté le mot « intelligence » qui designe la capacité de raisonnement et d’analyse et d’un côté le mot « émotion » qui désigne les réactions primaires difficilement contrôlables survenant suite à l’occurrence d’un événement bien précis ou dans certaines situations. Bien souvent la capacité de raisonnement est réduite lors d’un accès émotionnel. A titre d’exemple personnel, on se souvient lors d’une baignade en Bretagne dans la Manche avoir été pris de panique soudaine en pensant au film « Les dents de la mer » lorsqu’on nageait au large, bien que sachant qu’il n’y a pas de requins dans cette zone d’un point de vue rationnelle mais pendant un instant l’émotion a figé puis par la suite, cette réaction automatique de peur permettant la survie de l’espèce humaine a sans aucun doute permis de rejoindre le rivage en un temps record. Les émotions sont des incitations à l’action.

La rencontre avec le bonheur

Les gens qui vivent en plénitude sont ceux qui connaissent leurs pouvoirs et leurs talents. Le bonheur peut être trouvé dans l’équilibre entre les expériences intérieures et les expériences avec les autres personnes. Le bonheur est peut-être le concept le plus difficile à définir. Mais une chose est certaine, tout le monde, absolument tout le monde sur terre, d’une manière ou d’une autre, cherche le bonheur. Que ce soit en accumulant une quantité phénoménale d’argent, en détenant les rênes du pouvoir, en se sacrifiant pour ses enfants, en observant les préceptes de sa religion, en travaillant dur pour survivre, en papillonnant de plaisir en plaisir, en rendant malheureux ses congénères, en se consacrant à des actions généreuses, etc., dans le fonds, on cherche tous à atteindre un certain état de bonheur, maintenant ou plus tard. Il est nécessaire d’avoir des moments de solitude pour pouvoir réfléchir à la vie et se concentrer uniquement sur l’intérieur, c’est-à-dire chercher à comprendre ses propres émotions et sentiments. Les personnes qui prennent du temps pour elles savent généralement tirer le meilleur parti des moments vécus avec les autres, partager des idées et écouter attentivement les autres, chercher à comprendre les autres plutôt qu’à les juger. Et cela les rend présents à chaque instant. La plupart du temps, les personnes recherchent le bonheur à l’extérieur, dans des plaisirs, dans des situations, dans un confort matériel, dans l’obtention de quelque chose ou dans la venue de quelqu’un, et quasiment systématiquement, cette quête est remplie de complication, de dualité, d’effort, de travail. La plus grande illusion et la plus grande source de souffrance : croire que le bonheur est ailleurs. Si vous dites à ces mêmes personnes que le bonheur est déjà en eux et qu’il ne leur faudra que quelques minutes pour le vivre, sans l’aide de qui que ce soit, elles n’y croient pas, ou vous répondent que ce n’est pas suffisant. Elles veulent du « palpable », du concret, du matériel, des faits. Et c’est là la plus grande illusion et la plus grande source de souffrance que l’humanité connaît, en cherchant un bonheur imaginaire, bercé d’illusion qu’elle ne trouvera jamais dans cette voie.

Le rôle du psychologue dans ce parcours

Le psychologue est une pièce maîtresse dans la construction de la connaissance de soi. Il est capable de poser les bonnes questions au bon moment pour vous permettre d’approfondir de plus en plus votre connaissance de soi. Lors des séances de thérapie, il est possible de se libérer des peurs créées dans le passé et même de comprendre la formation de votre caractère, vos valeurs et ce que vous comprenez comme bien ou mal. Les personnes qui ont une connaissance de soi bien développée sont en fait des personnes qui sont en harmonie à l’intérieur et à l’extérieur. Ils se concentrent davantage sur ce qui leur fait vraiment du bien, car ils se connaissent suffisamment bien pour savoir ce qu’ils veulent. Le voyage de la connaissance de soi est long et exige beaucoup de dévouement, et l’aide d’un psychologue facilite et accélère ce voyage.